Posted by: piccaya
in Environment on Dec 29, 2008

«Dans un monde qui marche sur la tête, vous pouvez être arrêté pour révéler un crime.»
C'est avec ce slogan choc que Greenpeace («une organisation terroriste», selon des responsables japonais) s'est offert le 10 décembre, dans le Herald Tribune et d'autres quotidiens prestigieux, une pleine page sur laquelle apparaissaient, tête renversée, les visages poupins et souriants de Junichi Sato et de Toru Suzuki, deux militants de l'ONG arrêtés le 20 juin à Tokyo pour avoir révélé un trafic de viande de baleine. Présentés au parquet deux jours plus tard, ils croupissent depuis bientôt cent quatre-vingt-dix jours derrière des barreaux. Leur procès doit se tenir au début de l'année. Ils risquent jusqu'à dix ans de prison.